La baisse des cours du pétrole fragilise le pays

Nous résumons ci-après un article du magazine l'Expansion de Février 2016.
 Officiellement, l’inflation en Algérie est de 4% alors qu’elle avoisinerait le double selon le magazine l'Expansion. Les prix de l’essence et du gazole ont atteint une augmentation de 40% et la vie quotidienne des Algériens est rendue plus difficile avec une flambée des prix des produits courants. L’Algérie est entièrement dépendante des cours de l’or noir (le gaz est aussi dépendant des cours du pétrole). Le pays ne vit que par sa rente énergétique et n’a pratiquement aucune autre source économique.

Le pays n'arrive pas à se diversifier

L’économie est sous perfusion de la compagnie pétrolière Sonatrach depuis des décennies. Sans secteur économique performant autre que cette manne pétrolière, l’Algérie est en difficulté dès que baril du pétrole baisse. (les tarifs du gaz à l’exportation sont indexés sur le cours du pétrole).  

Quand on sait que le pétrole et le gaz représentent près d’un tiers du PIB, 98% des exportations et engrangent 70% des rentrées fiscales, on mesure la difficulté de ce pays à pouvoir réagir en cas de tempête.
Depuis 2013, le pays vit sur ses économies et ne pourra éternellement puiser dans une cagnotte qui ne se remlit plus assez. Le cours de la monnaie suit la même tendance : un euro valait 104 dinars l’an dernier, aujourd’hui c’est 117 officiel (180 au marché noir). L’Algérie importe quasiment tous les produits manufacturés et peine à nourrir sa population suite à une réforme agraire qui a échoué. Ce patrimoine énergétique n’attire plus les grandes compagnies internationales suite aux exigences de la corruption.
La paix sociale n'est pas acquise même si les politiques ont subventionné tous les secteurs : agricoles, logements, aide à la création d’entreprise d’où une société assistée.

Une société civile qui peine à imposer une économie tournée vers l’extérieur

Selon le porte-parole du Think tank Care,  Slim Othmani, l’économie algérienne est déconnectée de celle du reste du monde. Il faudrait selon lui « laisser s’effondrer la devise et accueillir tous les investisseurs étrangers qui  se présentent pour redresser le pays »
Autre particularité de ce pays, les binationaux, qui ont quitté le pays dans les années 90 et qui sont de retour pour faire des affaires à l’instar de Sammy Oussedik qui a rédigé un programme économique sous le nom de Reset Algeria : les solutions pour sortir le pays de son engourdissement : privatisation, nouvelle fiscalité, rationalisation de la dépense publique, zone franche pour les investisseurs étrangers, mise à niveau de l’enseignement et de la formation, etc…
Les binationaux ne sont pas les bienvenus et les politiques au pouvoir ont décidé de les neutraliser via une réforme constitutionnelle qui les écarte de la vie politique et leur interdit les fonctions d’état s’ils ne sont pas nés de père et de mère algérienne. La situation reste préoccupante d’autant que le président  n’a pas été vu en public depuis des mois et que le gouvernement n’a jamais connu une situation économique semblable. Il ne peut plus acheter la paix sociale comme cela s’est fait toutes ces dernières années faute de rentrées financières.

Vu dans l’expansion




Articles similaires

Le réseau Point d'Encre au CES 2016

par MA - 11 mois

Le CES - Consumer Electronics Show, lancé en 1967, est devenu le plus important salon consacré à l'innovation technologique en électronique grand public. L'équipe Point d'Encre, présente lors du CES à Las Vegas, revient sur une...

AID Mubarak

par Jean Samper - un an

Toute l'équipe d'AC Franchise se joint à vous. AID Mubarak

Un nouveau système anti-braquage pour les franchises

par Audrey Caudron - 2 ans

Face aux risques croissants de braquages, les commerces rivalisent d’inventivité pour se protéger des cambrioleurs. Parmi les nouveaux dispositifs, la douche de marqueur chimique, qui a fait ses preuves au Royaume-Unis et dans de no...

Informations clés

  • Crée le: 07/03/16 17:25

Les franchises qui recrutent